Dans certains parcs à La Paz il est interdit de battre ses enfants : « Attend qu’on arrive à maison ! ».
Depuis quelques jours je teste allègrement les toilettes de l’appartement. Je n’en dirai pas plus pour les cœurs sensibles et je vous remercie d’être compatissants, mais si je devais ajouter quelque chose je crois avoir attrapé çà sur le vol d’AA Montréal/Miami. Je comprends maintenant pourquoi l’hôtesse félicitait mes voisins en avant de moi d’avoir apporté leur lunch et le gars de lui répondre : « J’ai hâte qu’on puisse apporter notre vin ». L’hôtesse l'approuva en faisant remarquer le prix du vin à bord qui lui semblait beaucoup trop cher (7 $ la mini bouteille). Je me suis imaginé un avion rempli de passagers buvant à même le goulot de leur Cuvée des Patriotes.
Toujours est-il que je suis passé cet après-midi à l’agence du Refugio du Huayna Potosi où j’ai pu faire décaler mon séjour d’une journée. En revenant à l’appartement il y avait une belle surprise qui m’attendait : Mon bulletin de vote envoyé par le DGE. Oui, oui, je rempli mon bulletin de vote à La Paz et le retourne au DGE par la poste. Merci du tuyau François !
Pour en revenir à mes bagages momifiés il semble que certains de mes fidèles lecteurs suspectent Rascar Capac ou encore Christo de travailler pour AA. Je veux leur signaler que je ferai mon enquête au retour.
- Détails
« Que dis-tu ? - Une chose simple Sire : vous m’avez dit un jour que pour que le ciel soit véritablement le ciel, il ne pouvait trouver sa place sur terre; - Oui, je t’ai dit, je me suis dit bâtissons l’enfer sur terre afin d’assurer la nécessité d’un Ciel qui nous console de l’horreur de notre vie, méritons d’abord l’enfer sur terre, la torture, le bûcher, commençons par libérer les puissances du mal sur la terre afin de mériter un jour la béatitude du ciel dans les cieux, les cieux, Guzmán : oublier pour toujours que nous avons été vivants… »
Terra Nostra - Carlos Fuentes
«… - Eh bien faites vôtre cette cause désormais, identifiez vos entreprises non plus seulement à la divinité mais à la Nature; - Tu l’as décidé pour toi, pour moi, n’est-ce pas Guzmán ? tu iras au nouveau monde; - Je serai le simple soldat des armées du Seigneur qui sont celles du Dieu évangélisateur; - Guzmán, tu le sais, c’est toi qui m’a amené le petit vieux qui m’a obligé à contracter cette dette, qui m’as suggéré de le nommer commandeur du très noble Ordre de Calatrava; avec quoi allons-nous payer les expéditions ? – Fin divine moyens humains; l’inquisiteur de Teruel ne vous a-t-il offert la solution ? expulsez les Hébreux, Monseigneur, emparez-vous de leurs richesses, invoquez la pureté du sang et la pureté de la foi, toutes deux sont en péril, nous apporterons au nouveau monde l’étendard immaculé de Notre Seigneur Jésus-Christ… »
Terra Nostra - Carlos Fuentes
Gravure parue en 1656 dans The Tears of the Indians, traduction anglaise de l’ouvrage de Las Casas par John Phillip - Tiré du site : Les Européens et la cinquième partie du monde.
- Détails
Ah, le refugio du Huayna Potosi, couché à 20 h 25 et je n’ai pas dormi de la nuit.
Le refugio est toujours un carrefour des nationalités. Les gens arrivent du sommet et se préparent à retourner à La Paz, montent au camp d’altitude pour tenter l'ascension la nuit suivante et d’autres comme moi y passent la nuit. En deux jours j’y ai vu passer des italiens, des australiens, des américains, des espagnols, un britannique; par contre pour la nuit que j’y ai passé nous n’étions que quatre. J’ai pu m’entretenir avec un jeune couple de français, Lucie et Slimane, qui étaient dans un tour du monde sur une période d’un an, ayant commencé en juin à Montréal et au Québec et une jeune allemande, Rachel, qui faisait du travail volontaire dans un hôpital bolivien pour les enfants orphelins avant de retourner poursuivre ses études en médecine en Allemagne. Ce trio des plus sympathique partait dimanche pour le camp d’altitude et tentait d’atteindre le sommet dans la nuit du 20 août. Ce matin mes pensées les accompagnent. Ah oui, j’y ai aussi fait la rencontre de Julietta qui s’est avéré, à quatre ans, être un très bon professeur d’espagnol. Elle était très patiente, surtout qu'il y avait des « dulces ».
Le jeune britannique dont je parle plus haut m’a pas mal impressionné. En étant à sa première aventure en altitude et avec peu d’acclimatation il a parcouru la distance du camp d’altitude au sommet en quatre heures et est redescendu au camp de base pour 11 h. En comparaison, j’avais pris huit heures pour passer du camp d’altitude au sommet en 2009 et ça m’avait pris deux heures trente pour revenir au camp d’altitude où j’avais mangé un peu avant de reprendre la descente vers le camp de base en deux heures trente. Ah, la jeunesse…
Pour ma part je me suis contenté d’aller au vieux glacier samedi et dimanche. L’ascension de dimanche a revêtu une allure différente parce qu’il neigeait. Bon, j’ai déjà vu neiger, mais ça ne m’était jamais arrivé en Bolivie. Au pied du glacier dans la plaine de moraines sans vent il régnait un silence magique. J’ai eu le goût de chanter « Père Noël »*, mais je me suis retenu.
Retour à La Paz en milieu d’après-midi dimanche, la ville était plus tranquille. D’ailleurs en revenant de souper à La Comédie, où j’y ai salué Bernardo, j’ai trouvé très agréable de marcher. L’air était frais et encore peu de voitures circulaient. Évidemment les chiens ne savaient pas que c’était dimanche. Il y a toujours un sale cabot qui, caché derrière un grillage, se fait un malin plaisir de vous faire tressauter**
Première rencontre avec Osvaldo ce matin question de faire l’inventaire de mon équipement, de finaliser les repas et tutti quanti. Je viens de lui parler via Skype et j’ai entendu un chien japper derrière lui… – ¿Tiene un perro Osvaldo? – Si. Demain nous partons pour le Mururata.
*Je sais que c’est « Vive le vent » et de toutes manières il n'y avait pas de vent
**Il faut lire sacrer
- Détails
Un petit post ce matin avant mon départ. Ça a bardé la nuit dernière et j'ai pensé à Joni...
- Détails
Page 2 sur 5




